mardi 6 mars 2018

CREEPSHOW 2

                                               Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Michael Gornick. 1987. U.S.A. 1h32. Avec Domenick John, Tom Savini, Joe Silver, George Kennedy, Philip Dore, Kaltey Napoleon.

Sortie salles France: 16 Décembre 1987. U.S: 1er Mai 1987

FILMOGRAPHIE: Michael Gornick est un réalisateur et producteur américain.
1985: Stephen King's Golden Tales (Video - segment "The Word Processor of the Gods". 1987: Creepshow 2.


Chef opérateur du premier Creepshow, Michael Gornick réalise avec Creepshow 2 une sympathique séquelle si bien qu'elle fut un succès commercial outre-atlantique. Sans jamais atteindre l'envergure de son modèle, cette série B au charme Bis parvient à distraire avec plus ou moins d'efficacité autour de 3 segments sans prétention. Le 1er sketch, "Le Vieux Chef Tête-de-bois" s'avère le plus faible en dépit de l'empathie instaurée auprès du couple de commerçants semi-retraités, prochainement molestés par un trio de maraudeurs sans vergogne. Si son cheminement narratif trop prévisible n'accorde aucune surprise quant à la vengeance meurtrière du totem (une statue de bois toute à fait convaincant lors de sa mobilité réduite), l'intrigue agréablement contée se suit sans déplaisir, quand bien même la réalisation fait parfois preuve d'inventivité pour rehausser la routine horrifique du second acte. On apprécie également la bonhomie sereine de George Kennedy en commerçant altruiste s'efforçant d'épauler la communauté indienne. 


Baignant dans une atmosphère solaire estivale autour d'un lac bucolique, "Le Radeau" s'avère redoutablement réjouissant lorsqu'un quatuor de jeunes vacanciers profitent du beau temps pour s'y baigner. Seulement, une nappe semblable à du mazout est aux aguets pour se nourrir de chair humaine. Bénéficiant d'effets spéciaux à la fois convaincants et spectaculaires, "le Radeau" diffuse une intensité dramatique exponentielle sous l'impulsion d'une chose visqueuse d'un noir magnétique lorsqu'elle s'agrippe aux membres de ses victimes. Cauchemardesque et haletant, le huis-clos assez tendu se permet comme de coutume d'y injecter des traits d'humour macabres auprès de la posture des victimes moribondes, à l'instar de sa chute abrupte en bonne et du forme.


La dernière histoire, "L'autostoppeur", relate par le truchement d'humour noir caustique et d'effets gores bien juteux la nuit d'enfer d'une épouse infidèle ayant renversé un autostoppeur de couleur noir sur son chemin du retour. Incessamment persécutée par ce dernier lui conjurant de le prendre en stop, elle tentera par tous les moyens de l'anéantir lors d'une guérilla routière rouge sang. Assez jouissif et drôlement sardonique, "l'Autostoppeur" affiche un rythme haletant à partir d'une idée débridée efficacement exploitée. Et ce en dépit de sa chute moins renversante et d'un score musical inopportun avec les évènements décrits sans temps morts.


Ludique, bonnard et jamais ennuyeux en dépit de ses scories et de son manque d'ambition (d'où sa modestie bisseuse qui en émane), Creepshow 2 nous offre une copie somme toute honorable, surtout auprès des 2 derniers segments aussi bien corsés qu'attractifs dans leur dosage d'humour vitriolé et de grand-guignol qui tâche. 

La chronique de Creepshow: http://brunomatei.blogspot.fr/2012/06/creepshow_20.html

* Bruno
3èx 

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