vendredi 28 octobre 2016

ABIMES

                                                                                    Photo empruntée sur Google, appartenant au site Allocine.fr

"Below" de David Twohy. 2002. U.S.A. 1h45. Avec Holt McCallany, Bruce Greenwood, Matthew Davis, Olivia Williams, Scott Foley, Zach Galifianakis, Jason Flemyng, Dexter Fletcher, Nick Chinlund, Andrew Howard.

Sortie salles France: 30 Juillet 2003. U.S: 11 Octobre 2002

FILMOGRAPHIEDavid Twohy est un réalisateur et scénariste américain, né le 18 octobre 1955 à Los Angeles (États-Unis). 1992 : Timescape. 1996 : The Arrival. 2000 : Pitch Black. 2002 : Abîmes.
2004 : Les Chroniques de Riddick. 2009 : Escapade fatale. 2013 : Riddick.


Par le réalisateur des sympathiques Timescape / The Arrival et des excellents Pitch Black et sa suite les Chroniques de Riddick, Abîmes explore très efficacement l'unité de lieu du huis-clos marin sous l'impulsion de péripéties et rebondissements redoutablement haletants. Les séquences homériques redoublant d'intensité grâce à la faculté du réal à exploiter les corridors du sous-marin avec souci du détail technique et d'immersion vertigineuse ! D'un réalisme à toutes épreuves, David Twohy s'est même permis d'utiliser un véritable sous-marin de la Seconde Guerre mondiale (l'USS Silversides !) afin de renforcer le caractère crédible des situations au sein de son décorum aussi longuet qu'étroit.


Alors que le sous-marin USS Tiger Shark vient de repêcher à son bord trois rescapés britanniques, un destroyer allemand les ciblent à l'aide de grenades anti-sous-marines. Depuis cet incident ayant causé quelques dommages matériels, d'étranges évènements intentent à la tranquillité de l'équipage au point que ces derniers insinuent une cause surnaturelle. Leur ancien capitaine ayant été préalablement tué lors d'une circonstance accidentelle restée en suspens, certains des membres agitent le remord de n'avoir pu le secourir quand bien même d'autres préfèrent taire leur secret. A travers ce pitch simpliste mais efficient embrayant en seconde partie sur une investigation en ascension, Abîmes recourt à un Fantastique éthéré comme le souligne les rares apparitions fantomatiques que certains passagers croient entrevoir. Dosant habilement l'action des revirements par le biais d'incidents techniques meurtriers, Abîmes imprime d'autant mieux un climat anxiogène aussi inquiétant que palpitant à travers le pilier solidaire de personnages discrédités par la paranoïa. Sur ce point, on peut saluer la distribution solide composée d'acteurs de seconde zone au charisme viril quand bien même Olivia Williams tente d'amadouer la clientèle machiste avec une spontanéité vaillante. Si le caractère prévisible de sa révélation finale n'apporte pas vraiment de surprise quant à l'identité du coupable et de ses éventuels complices, sa réalisation toujours aussi appliquée et les évènements dramatiques en crescendo perdurent dans la tension parmi une vénéneuse aura d'angoisse.


Fort d'une réalisation classieuse exploitant à merveille le cadre claustro d'un sous-marin de toutes les peurs et dangers, Abîmes symbolise la série B intelligente par excellence, notamment dans sa faculté retorse de provoquer l'angoisse parmi l'art de suggestion, de manière à nous faire constamment douter de l'irrationalité des évènements. 

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